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Sixième dimanche du temps ordinaire, année A : commentaire

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Lectures proposées pour célébrer la sainte messe

  • Siracide 15, 15-20
  • Psaume 118 (119)
  • 1 Corinthiens 2, 6-10
  • Matthieu 5, 17-37

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Umushaha wa Yezu

Umushaha wa Yezu

Aujourd’hui comme hier, certains chrétiens lisent la Bible et trouvent que dans les deux Testaments, c’est-à-dire l’Ancien et le Nouveau, il y a certains thèmes qui semblent être contradictoires. Mais cela n’est qu’apparent parce que Dieu ne se contredit pas. Ils se demandent alors ce qu’il faut retenir pour lui être vraiment fidèle. Ils mettent l’accent sur certains thèmes comme l’observance du sabbat, la circoncision, certaines interdictions alimentaires, etc. Parfois on se divise à cause de cela, des confessions religieuses naissent ou celles qui existaient déjà se divisent, etc.

Que faut-il faire ? Que faut-il croire ?

Regardons Jésus, écoutons-le : « N’allez pas croire que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais accomplir » (Mt. 5, 17). Jésus est l’interprète et promulgateur définitif de la Loi. En l’écoutant, nous devons éviter de le considérer comme un révolutionnaire qui veut tout changer comme si le passé n’existait pas ou comme s’il n’était utile en rien. Nous ne devons pas non plus le considérer comme un conservateur qui ne veut rien changer, comme si le passé était parfait en tout. En lisant l’Évangile nous allons découvrir comment Jésus veut donner une Vie nouvelle à l’Ancien Testament dans une sorte d’accomplissement : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres… Eh bien ! Moi je vous dis : … » Qu’est-ce qu’il nous enseigne ? Il nous enseigne que la plénitude de la Loi se trouve dans la justice fondée sur l’amour. Concrètement aujourd’hui, voici ce qu’il nous propose :

  • Éviter l’homicide
  • Éviter l’adultère
  • Éviter le divorce
  • Éviter le parjure

En lisant la suite de l’Évangile selon Saint Matthieu, nous découvrirons que ce n’est pas seulement cela. Il nous donnera beaucoup d’enseignements. Ne pouvant pas tout dire sur cette petite page, je voudrais insister sur le fait que Jésus parle contre l’homicide. J’espère que nous pourrons aussi méditer sur le reste (adultère, divorce et parjure) au fil du temps.

Jésus s’est prononcé contre l’homicide

Qu’est-ce que l’homicide ? Selon « Les Notions philosophiques » (un dictionnaire publié sous la direction de Sylvain Auroux, PUF, avril 1998), ce terme « désigne l’acte de tuer un homme ou celui qui l’accomplit. L’homicide volontaire simple, sans circonstances aggravantes, est appelé meurtre ; s’il est prémédité, assassinat. Il peut aussi être qualifié selon son objet spécial : parricide, infanticide, génocide, suicide, … » Le même dictionnaire poursuit en disant que « la morale et le droit ne requièrent pas seulement l’abstention de l’homicide volontaire, mais aussi, positivement, une attitude conforme aux standards d’un comportement normal, de sorte qu’est puni l’homicide involontaire commis par maladresse, imprudence, négligence ou inobservation des règlements. »
Vous comprenez comment la société elle-même est contre l’homicide. Jésus va encore plus loin. Pour lui, même le fait de se mettre en colère contre quelqu’un est déjà un péché. Nous devons non seulement éviter d’offenser les autres, mais aussi nous réconcilier avec eux. Remarquons ceci : il n’a pas dit : « … si là tu te souviens que tu as quelque chose contre ton frère », mais il a dit : « … si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère… ». C’est très important : je ne dois pas dire dans mon cœur « je n’ai rien fait de mal à mon frère », mais je dois me demander pourquoi mon frère n’est pas content de ma présence. Je peux avoir raison alors que lui a tort ou je peux avoir tort alors que lui a raison. En tous cas, il ne faut pas en rester indifférent. Voulons-nous vraiment être disciples de Jésus ? Nous devons aimer ce qu’il aime, et haïr ce qu’il hait.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de formes d’homicides. En effet, tuer un homme, ce n’est pas seulement l’éliminer physiquement. L’homme n’étant pas que son corps, tout ce que nous faisons, s’il enfreint à sa dignité, nous sommes en train de le tuer d’une manière ou d’une autre. Voici comment nous péchons contre Dieu ; voici les péchés que nous devons éviter. Je ne dirai pas tout, je ne le peux pas, mais voici ceux que nous entendons souvent à la radio ou à la télévision :

  • Par une mauvaise politique il y a des populations qui meurent de faim alors que les autres s’enrichissent outre mesure ;
  • On refuse de donner à manger à ceux qui n’en ont pas ;
  • On refuse les soins médicaux aux malades ;
  • On refuse de se faire soigner alors qu’on est malade ;
  • On ne veut pas se soumettre au régime alimentaire prescrit par les médecins ;
  • On prend la drogue ;
  • On vend la drogue ;
  • On est coupable de la malversation et la vie du pays est paralysée, les gens en meurent ;
  • Pas de service gratuit, on veut être soudoyés ;
  • On est divisionniste, on est raciste ;
  • On ne veut plus se sacrifier, on préfère une vie douce ; alors porter un enfant pendant neuf mois dans son sein devient difficile, il faut avorter ;
  • La vie en couple est difficile alors qu’on préfère une vie facile, alors il faut signer un contrat pour vivre ensemble pendant une certaine période et puis se séparer ! Et la vie intellectuelle et morale des enfants que devient-elle ?
  • Les parents sont vieux, il ne faut plus les écouter et ça leur ronge le cœur ;
  • On viole des mineurs ;
  • On vend son corps en se prostituant ;
  • On veut gagner de l’argent à tout prix, alors il faut vendre même des produits périmés au lieu de les jeter, et des personnes en sont victimes ;
  • Si on produit quelque chose, il faut faire de la publicité : il ne faut pas parler des effets indésirables des produits parce qu’on n’aura pas de clients, et des gens en sont victimes ;
  • Si quelqu’un souffre gravement, il faut lui alléger la douleur et précipiter sa mort ;
  • On doit faire la guerre contre tel ou tel autre pays ;
  • Si on est politiquement forts, il faut éliminer ses adversaires ;
  • Il faut voter pour telle ou telle autre loi, même si la population n’en voudrait pas ;
  • Si le gouvernement émet un projet de développement, il ne faut pas y adhérer parce qu’on ne partage pas le parti ou les idées politiques avec les membres de ce gouvernement-là !
  • Et bien d’autres…

Nous les chrétiens, nous devons faire attention, parce que ce ne sont pas seulement les athées qui commettent ces péchés. Après les avoir commis, nous allons à l’église, et nous disons à haute voix : « Mon Dieu, je t’aime de tout mon cœur… » Et nous ne nous rappelons pas de demander pardon. Si ce n’est pas cela, après la sortie de l’église, nous recommençons à commettre les mêmes péchés. Où est l’amour de Dieu dont nous parlons ?
Jésus nous invite à avoir une justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens. Ceux-ci priaient et observaient la Loi de Moïse, du moins extérieurement, mais ils étaient pleins d’hypocrisie. Si notre justice doit surpasser la leur, alors nous comprenons que nos prières doivent aller de pair avec nos actions. Nous le savons, sans Jésus, nous ne pouvons rien faire (Jean 15, 5). Demandons-lui de venir à notre secours, et disons toujours : « De l’hypocrisie, délivre-nous Seigneur ! »
Chers amis, nous demandons au Seigneur de nous délivrer du mal, mais il  ne nous en délivrera pas malgrè nous. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous enseigne que Dieu n’impose jamais sa grâce. Il est tout-puissant, mais il est Amour. Par son amour, il nous donne la liberté. C’est à nous de choisir. C’est cela que la première lecture nous rappelle : « Si tu le veux, tu garderas les commandements… » (Si. 15, 15). Observer les commandements de Dieu, c’est la vie. Ne pas les observer, c’est la mort. Dieu nous invite à choisir la vie, choisissons-la ! Laissons-nous réconcilier avec Lui et avec nos frères, et nous vivrons dans la paix.

Bon dimanche !


Un commentaire

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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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