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Le 06 août : La Transfiguration du Seigneur, premier commentaire

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LES LECTURES PROPOSÉES POUR CÉLÉBRER LA SAINTE MESSE :

  • Daniel 7,9-10.13-14
  • Psaume 96 (97) 1-2,5-6,9
  • 2 Pierre 1,16-19
  • Matthieu 17,1-9

COMMENTAIRE

EXPLICATION DES IMAGES

Chers frères et sœurs,
Nous voici le 06 août, jour où nous célébrons la Transfiguration du Seigneur. Les lectures que nous avons entendues sont pleines d’images qui nous aident à ranimer notre foi et notre espérance, malgré que celles-ci soient quelquefois terribles. Que vit Daniel dans sa vision nocturne ? Des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.  Il voyait venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. Le vieillard c’est Dieu. Rappelons-nous du contexte de ce passage. En disant tout cela, il venait de parler de quatre bêtes qui représentent la succession des règnes dont le dernier était celui Alexandre le Grand.[1] Il venait aussi de parler de dix cornes qui représentent les successeurs d’Alexandre le Grand, et parmi celles-ci, une qui indiquait Antiochus IV, roi de la Syrie, protagoniste d’une persécution contre les Hébreux, comme nous pouvons le lire  du premier livre des Maccabés. Le peuple de Dieu quant à lui, est représenté par la figure mystérieuse d’une personne semblable au fils de l’homme, expression qui sera plus tard appliquée au Christ lui-même.

VANITÉ DU POUVOIR TEMPOREL

Bien qu’il veuille s’ériger comme souverain de tout ce qui existe, Antiochus n’est pas éternel. Après que le Vieillard se sera assis, il sera jugé. Il lui sera enlevé tout pouvoir, sera exterminé et complètement détruit.[2] Cela est dû au fait qu’il a oublié qu’il n’est qu’un homme. L’homme et son pouvoir ne peuvent pas être éternels, il y aura un moment où toute vie finira. En effet, comme dit le Psaume, « Peut-on vivre indéfiniment sans jamais voir la fosse ? Vous voyez les sages mourir : comme le fou et l’insensé ils périssent, laissant à d’autres leur fortune. L’homme comblé qui n’est pas clairvoyant ressemble au bétail qu’on abat. »[3] Sans devoir citer le Psaume, nous le constatons dans la vie courante : beaucoup de puissants et grands sont morts et aux enfers ils n’ont rien emporté ! Antiochus avait oublié tout cela. Celui qui régnera sans fin, c’est seulement Dieu et son Christ, avec ceux qui ont cru à son amour. C’est ce que dit la Parole de Dieu : « si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui. »[4]

VANITÉ DES ENSEIGNEMENTS CONTRE CELUI DU CHRIST

Ce n’est pas seulement le règne des hommes qui n’est pas éternel, mais aussi leur enseignement. C’est la conséquence logique de ce que nous venons de dire. Si l’homme n’est pas éternel, comment son enseignement peut-il être éternel. Si l’homme n’est pas omniscient, comment son enseignement ne peut-il pas contenir des erreurs. Dans la Deuxième Epître de Saint Pierre que nous avons lue, on nous dit qu’ « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. »[5] Ceux-ci enseignaient que le monde était immuable, et ainsi se moquaient de ceux qui attendaient le retour du Seigneur. C’était pour justifier leur mauvaise conduite, et nous savons que nous ne devons pas les suivre. Qui faut-il suivre et écouter ? C’est seulement le Christ, c’est ce que nous avons entendu dans l’Évangile : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »[6]

LA GLOIRE QUE NOUS ALLONS HÉRITER

En écoutant le Fils de Dieu, nous hériterons une gloire éternelle. Comme lui-même a la vie en lui, il nous donnera de cette vie. C’est d’ailleurs la signification de cette fête que nous sommes en train de célébrer. Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean…et les conduit sur une haute montagne.[7] Nous le savons de par Bible, la montagne c’était toujours le lieu de rencontre avec Dieu : par exemple, Moïse rencontra Dieu pour la première fois au mont Sinaï[8], y reçut les commandements de Dieu[9], etc. Et la montagne de la Transfiguration a été identifiée au mont Tabor, à partir du quatrième siècle apr. J.-C. Le mont Tabor est mentionné dans les autres écrits saints, comme par exemple dans le Psaume 89 (88) qui est une hymne de louange au Dieu fidèle à ses promesses et dans le livre de Jérémie.[10] L’Évangile nous parle aussi de la nuée, de laquelle est sortie une voie qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me plais. Écoutez-le ! » La nuée représente toujours la présence divine.
Chers frères et sœurs, nous n’avons pas à douter, le Christ a montré sa gloire à ses disciples dont nous avons déjà cité les noms. C’était pour qu’ils ne soient pas scandalisés au moment de la croix, car il la leur montre après avoir parlé de sa mort dont il parlera encore deux fois. D’autre part, à partir de la Transfiguration, ses disciples pouvaient aussi se rendre compte que ce qu’il leur avait enseigné à propos de la résurrection des morts n’était pas une fable, puisqu’ils voyaient Moïse et Elie qui étaient morts il y avait longtemps. Que dire aujourd’hui ? Tout ce que Dieu nous a promis, attendons-le dans l’espérance. Il est tout-puissant, il n’y a aucune chose qui soit impossible à lui, il est capable de nous faire participer à sa gloire, et il le fera. En effet, Dieu ne peut pas nous tromper. Tromper les autres ou trahir ses amis, ce n’est pas le propre de Dieu, c’est le propre de celui qui n’aime pas. Si nous croyons donc à l’amour de Dieu, rendons-lui toujours grâces pour tout ce qu’il nous fait et pour tout ce qu’il nous a prévu.

Bonne fête !

Notes et références

[1] Roi de Macédoine.
[2] Dn. 7,26.
[3] Ps. 48,10-11.21.
[4] 2 Tim 2,12.
[5] 2 P. 2,1.
[6] Mt. 17,5.
[7] Ibid. 17,1.
[8] Ex. 3,1-4.17.
[9] Ibid. 20,1-17.
[10] Jr. 46,18.


Un commentaire

  1. […] Le 06 août : La Transfiguration du Seigneur, premier commentaire […]

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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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