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Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire, Année A : commentaire

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LECTURES PROPOSÉES POUR CÉLÉBRER LA SAINTE MESSE

    • Jérémie 20, 7-9
    • Psaume 62 (63), 2. 3-4. 5-6. 8-9
    • Romains 12, 1-2
    • Matthieu 16, 21-27

COMMENTAIRE

Chers frères et sœurs,

De nouveau, après nous avoir invités, le Seigneur nous a accueillis dans sa maison, et il nous parle. Rendons-lui grâces pour tous ses bienfaits. Comment lui rendre grâces aujourd’hui ? L’une des choses que nous pouvons faire, c’est de l’écouter, parce que l’écoute est aussi un des signes d’amour. Si nous sommes convaincus de cela, je voudrais vous proposer aujourd’hui la méditation sur trois choses :

      • Comment renoncer à la conception d’un messianisme politique et au mode de penser mondain ?
      • À quoi Jésus nous exhorte ?
      • La souffrance n’est pas à rechercher

Comment renoncer à la conception d’un messianisme politique et au mode de penser mondain ?

Dans l’évangile, nous avons entendu la réponse que Jésus donne à Pierre : « Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme des êtres humains. » (Mt. 16, 23). Pierre a découvert la vraie identité de Jésus. Il a fait la découverte surprenante selon laquelle ce charpentier de Nazareth n’est autre que le Christ, le Fils du Dieu vivant (Mt. 16, 16), l’Oint d’Israël, la réalisation de l’attente de son peuple. Mais Pierre interprète la mission de Jésus en termes politiques. Jésus le sait bien et explique en quoi consiste sa mission : aller à Jérusalem pour souffrir, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Tout cela pour le salut des humains. C’en est trop pour Pierre, dans son esprit, l’idée de la souffrance et l’idée du Messie sont tout simplement incompatibles.
Si Pierre pouvait se rendre compte du motif de la passion de Jésus, il serait rempli de joie ! Le Messie, qui plonge dans la souffrance, qui se heurte à l’hostilité des hommes, qui subit les conséquences de l’ingratitude d’Israël à l’égard du Dieu de l’Alliance, est là ! Devant lui se trouve celui qui doit vaincre Satan dans une bataille décisive et qui est, de cette façon, l’accomplissement du plan de salut de Dieu pour l’humanité.
Puisque Pierre commence à lui faire des reproches en disant : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas » (Mt. 16, 22), Jésus lui dit : «Passe derrière moi, Satan ! Tu es une pierre d’achoppement pour moi, parce que tu ne penses pas comme Dieu, mais celles des hommes » (Mt 16, 23).
C’est comme ça que nous sommes nous les humains. Nous avons une tendance innée à résister à Dieu, à déformer son image ; nous refusons de laisser Dieu être comme il veut être. Nous oublions facilement ce que nous disons quand nous prions : « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » et non « que ma volonté soit faite… ». Nous faisons un Dieu à notre image… Notre Dieu est trop petit, trop fragile et trop limitée, alors que le Dieu de Jésus-Christ est tout autre. Jésus est prompt à suivre le chemin qui mène à Jérusalem pour nous le révéler sur la croix.
Sur la croix, Jésus va révéler ce qu’est Dieu dans le drame du triomphe de la miséricorde sur le péché, dans l’amour qui vainc la mort et dans la fidélité de Dieu qui efface la trahison. Voilà le vrai Messie qu’il faut imiter, voilà celui que nous suivons.

Ce à quoi Jésus nous invite

« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt. 16, 24). Qu’est-ce que la croix ? La plupart de fois nous parlons de la croix pour signifier les souffrances que nous endurons dans notre vie. La vie est faite de ce poids de douleur qui, parfois, se fait particulièrement sentir, et l’expression « porter sa croix » vient souvent recouvrir ces pesanteurs qui alourdissent la vie. Cela n’a rien d’une sentence divine, même si certains vont alors jusqu’à rappeler la parole de Jésus, comme pour justifier ces épreuves : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » La croix, au vrai sens, c’est toutes les fatigues, les douleurs, les difficultés que nous supportons en faisant du bien. Ce sont les souffrances que nous supportons à cause de l’amour : renoncement à quelque chose pour le bien de l’autre, le fait d’accepter de perdre son temps en rendant service aux autres, le dépassement de sa colère pour pardonner à l’autre, bref, tout ce que nous faisons pour le bien des autres (ou de nous-mêmes), mais qui nous devient difficile à accomplir ou qui nous plonge dans la souffrance que nous supportons. En disant donc : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive », Jésus nous dit qu’il faut aimer jusqu’à supporter les souffrances liées à l’amour, et même la mort s’il le faut.

La souffrance n’est pas à rechercher

Umushaha wa Yezu

De ce que nous venons de dire, éclaircissons ce qu’est la souffrance dans la vie du chrétien. Nous ne pouvons pas imaginer que Jésus, qui a passé son temps à faire du bien, contraint ses disciples à souffrir. La souffrance n’est pas une chose à rechercher, mais une chose à supporter pour le bien. Jésus ne dit pas : « souffrez, alors vous serez mes disciples », mais dit : « Aimer, alors vous serez mes disciples. » (Jn. 13, 35). Être disciple, c’est même s’engager dans l’amour des autres, au risque – comme Jésus – d’y laisser sa vie. Non seulement Dieu n’exonère pas ses fidèles des réalités humaines, mais ceux-ci, parce qu’ils veulent vivre à la manière de Jésus, portent un peu de la souffrance des autres, et sont blessés par un monde encore dur et violent. Mais il ne s’agit pas pour eux de souffrir pour souffrir. La souffrance peut être une conséquence d’une vie de disciple mais n’est pas un but en soi. Ainsi « porter sa croix » n’est certainement pas une injonction à mourir sur la croix comme Jésus, ou à endurer des souffrances, mais un encouragement à rester fidèle à la Parole de Dieu, même s’il faut renoncer à soi par certains côtés, même si la foi peut mener à être incompris, maltraité. C’est là la manière de porter sa croix et suivre Jésus. C’est cela-même qu’a vécu le prophète Jérémie dont parle la première lecture, même s’il a vécu avant Jésus-Christ. C’est aussi cela dont parle l’Apôtre Paul dans la deuxième lecture quand il exhorte aux romains à offrir, chacun, sa propre personne à Dieu comme une victime vivante et sainte, capable de lui plaire (Rm. 12, 1). L’exhortation est adressée aussi à nous, demandons donc au Saint-Esprit de venir à notre secours.

Bon dimanche !


Un commentaire

  1. […] Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire, Année A : commentaire […]

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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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