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Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire, Année A : commentaire

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LES LECTURES PROPOSÉES POUR CÉLÉBRER LA SAINTE MESSE

  • Ézéchiel 33, 1.7-9
  • Psaume 94 (95) 1-2, 6-7, 8-9
  • Romains 13, 8-10
  • Matthieu 18, 15-20

COMMENTAIRE

Chers frères et sœurs,

De nouveau, le Seigneur nous a accueillis dans sa maison et nous parle. Rendons-lui grâce pour cela et pour tous les biens qu’il nous donne, puisque c’est par amour qu’il nous invite et nous accueille.
Aujourd’hui, je voudrais vous proposer la méditation sur ces deux points :

    • Les Seigneur nous a établis comme sentinelles pour son peuple
    • Seulement par la charité, l’humilité et le don de la force, nous pouvons bien faire la correction fraternelle

Le Seigneur nous a établis comme sentinelles sur son peuple

Dans la première lecture, nous avons entendu la Parole de Dieu qui fut adressée au prophète Ézéchiel en ces termes : « Je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. » (Ez. 33, 7). Une sentinelle, c’est un soldat qui fait le guet pour la garde d’un camp, d’une place, d’un palais, etc. Il le fait pour pouvoir avertir les autres afin qu’ils ne soient pas surpris par les ennemis. Voilà que cette image a été reprise par Dieu pour désigner son prophète. Celui-ci doit avertir les méchants afin qu’ils se détournent de leur mauvaise conduite, autrement, ils mourront et leur sang sera aussi demandé au prophète (Ez. 33, 8).
Vous allez peut-être me demander pourquoi je dis que c’est nous qui sommes établis comme sentinelles pour son peuple au lieu de continuer de dire tout simplement que c’était le prophète Ézéchiel. La réponse est simple : quand un enfant vient d’être baptisé, le ministre lui dit qu’il fait maintenant partie du peuple de Dieu, que Dieu lui marque de l’huile sainte pour qu’il demeure éternellement membre de Jésus-Christ, prêtre, prophète et roi.[1] Sur ce point, il n’y a donc plus de doutes, nous sommes prophètes, parce que nous avons été baptisés. Nous devons donc veiller à ce que le peuple de Dieu ne continue pas d’être victime de ses erreurs, nous devons nous corriger fraternellement.

Seulement par la charité, l’humilité et de don de la force, nous pouvons faire la correction fraternelle

Umushaha wa Yezu

Je viens de dire que nous devons nous corriger fraternellement puisque nous avons été établis sentinelles sur le peuple de Dieu. C’est donc notre mission. Mais comment s’y prendre ? Jésus-Christ nous donne la réponse. Écoutons-le de nouveau : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. » (Mt. 18, 15). Ici on dit qu’il a commis un péché.[2] Mais dans certaines Bibles, on dit : « Si ton frère a commis un péché contre toi… »[3] Qu’il commette un péché tout simplement ou qu’il le commette contre toi, moi, vous, nous ou bien contre quiconque, nous sommes invités à comprendre le mécanisme : il faut rechercher la réconciliation, et cela doit se faire dans un premier temps un à un. On fera recours aux autres quand on n’y réussit pas, et si ceux-ci échouent, on fera recours à la communauté. S’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen ou le publicain, dit Jésus (Mt. 18, 18). Ici il faut faire attention : Jésus ne dit pas qu’alors on aura droit de le haïr, de se venger, ou de le diffamer. Considérons  l’amour que Jésus avait envers les publicains. Il ne haïssait pas non plus les païens, parce qu’il disait que ce sont des malades qui ont besoin d’un médecin : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mc. 2, 17). Et ailleurs, Dieu dit : « Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? Dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? » (Ez. 18, 23).
Nous voyons clairement que ce que Dieu nous propose aujourd’hui est contraire à ce que nous avons l’habitude de faire. Très souvent, nous ne voulons pas nous parler, nous ne voulons pas regarder l’autre, nous ne voulons pas nous ouvrir à l’autre… Même s’il faut demander une simple information qui le concerne, nous n’allons pas la lui demander, nous nous contentons d’aller la demander à ses amis ou à ses ennemis, au lieu de la lui demander directement. Mais les informations concernant notre prochain peuvent changer sans que les personnes à qui nous les demandons le sachent. Nous restons ainsi dans l’ignorance ou nous restons avec des informations érronées, alors que leurs mises à jours nous seraient révélées purement et simplement par le concerné ! S’il en est ainsi pour une simple information à demander, comment pourrons-nous alors oser corriger l’autre ou nous mettre d’accord avec lui alors que nous ne voulons même pas lui parler ? Pourtant Jésus nous dit : « Va lui parler seul à seul. »
Souvent nous nous contentons de diffamer et même calomnier les autres. En parlant des 3 péchés médiatiques qui, à mon avis,  peuvent être commis par n’importe qui, le Pape François dit que ce sont la calomnie, la diffamation et la désinformation. Je vous inviterais à lire cela dans le blog de l’Abbé Dominique Fabien Rimaz qui en parle.[4] Selon ce blog, le pape parle de ces péchés en disant qu’ils sont  graves. Convertissons-nous, mes frères et sœurs : « Va lui parler seul à seul. »
Si nous voulons nous convertir et renoncer à ces péchés, demandons à Dieu de nous y aider, en augmentant en nous la charité. Seule la charité, l’humilité et le don de la force spirituelle nous aideraient à surmonter les obstacles à la correction fraternelle et à l’écoute. En effet, même si je disais au début de cette méditation que nous avons été établis comme sentinelles sur le peuple de Dieu, nous faisons partie de ce même peuple. Si nous disons que la Parole de Dieu est adressée aux pécheurs pour qu’ils se convertissent, si nous sommes vrais, nous devons nous reconnaître parmi eux. Qui est sans péché ? Qui n’a pas besoin de quelques conseils ? Qui n’a jamais offensé Dieu ? Qui n’a jamais offensé son prochain ? Qui pense qu’il n’offensera personne ? On se tromperait lamentablement en pensant ainsi.
La charité nous aidera à écouter ceux qui nous donnent des conseils et ceux qui veulent se réconcilier avec nous, parce que si nous sommes animés d’un amour sincère, nous ne les considérerons pas comme des ennemis qui veulent nous empêcher de jouir de notre liberté, ou comme des personnes qui veulent s’imposer à nous. Au contraire, nous les considérerons comme ceux qui ont pitié de nous en nous voyant sombrer dans le malheur, et qui, avec Jésus, veulent nous sauver, et nous saurons répondre à cet amour par l’écoute attentive. Reconnaissant que ceux qui osent venir à nous pour nous donner des conseils nous veulent du bien, nous aussi, poussés par la charité, nous auront le courage d’aller aux autres pour leur montrer là où ils se trompent, afin qu’ils ne soient pas victimes du péché et du mensonge. Nous pourrons leur souhaiter le salut que nous souhaitons à nous-même, parce qu’il faut aimer le prochain comme soi-même (Lv. 19, 18 ; Mt. 22, 39).
L’humilité nous aidera à ne pas nous considérer comme des saints, mais à nous reconnaitre pécheurs. Ainsi, nous ne dirons pas que ceux qui viennent à nous pour nous donner des conseils n’ont pas raison, mais nous serons capables de les écouter attentivement et d’accepter de corriger ce qu’il y a à corriger. Ce sera la même chose pour ceux à qui nous irons afin de leur montrer le droit chemin.
Il y a un autre problème : souvent, sous prétexte de ne pas vouloir rompre notre amitié ou sous prétexte d’une certaine diplomatie…, nous n’osons pas révéler à nos prochains leurs fautes. Nous nous contentons de dire que tout va bien, même si nous n’y croyons pas. Mais à mon avis, ce n’est pas là le vrai amour. Si nous aimions sincèrement les personnes, nous ne les laisserions pas mourir dans leurs péchés ! Quelque fois nous le faisons sans nous en rendre compte. Il est temps d’ouvrir nos yeux, il est temps de nous réveiller. Quelque fois nous nous en rendons compte, mais nous avons peur. Il faut se rappeler que l’amour parfait chasse la crainte (1 Jn. 4, 18). Une fois que vous irez chez quelqu’un pour lui donner des conseils après avoir prié pour votre amitié, après avoir invoqué le Saint-Esprit de Dieu, tout en lui manifestant tout votre amour, vous verrez que tout ira bien. Convertissons-nous, cherchons à surmonter tous ces obstacles avec Jésus.
Sera-t-il possible ? Bien-sûr ! La Parole de Dieu nous dit que rien n’est impossible à Dieu (Lc. 1, 37), prions donc les uns pour les autres, et que la Vierge Marie, modèle du cœur qui écoute intercède pour nous. Amen.

Bon dimanche !

NOTES ET REFERENCES

[1] Cf. Rituel du Baptême des petits enfants.
[2] http://www.prionseneglise.fr/Les-textes-du-jour/Evangile/Evangile-de-Jesus-Christ-selon-saint-Matthieu-18-15-20, consulté le 10 sept. 2017, à 9 heures 25.
[3] La Sacra Bibbia, ed. CEI-UELCI, Roma 2007.
[4] http://lesuisseromain.hautetfort.com/archive/2014/03/22/pape-francois-et-les-3-peches-mediatiques-calomnie-diffamation-desinformati.html, consulté le 10 septembre 2017, à 10h46.


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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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