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Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire, année A : commentaire

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LES LECTURES PROPOSÉES POUR CÉLÉBRER LA SAINTE MESSE

  • Isaïe 55, 6-9
  • Psaume 144 (145) 2-3, 8-9, 17-18
  • Philippiens 1, 20c. 24-27a
  • Matthieu 20, 1-16

COMMENTAIRE

Chers frères et sœurs,

Nous sommes joyeux de nous retrouver dans la maison du Seigneur qui nous a invités et accueillis. C’est par amour qu’Il nous a fait ce privilège, rendons-lui grâce. Une des manières dont nous pouvons lui rendre grâces, c’est d’écouter sa Parole et la mettre en pratique. Aujourd’hui, je voudrais vous proposer la méditation sur trois idées :

  • La conversion est une urgence
  • Laissons-nous guider par Dieu, il sait tout, nous ne savons rien
  • Notre être et nos avoirs sont des dons de Dieu, Tout ce que nous sommes, vivons donc dans l’action de grâces.

Urgence de la conversion

Dans la première lecture, par le prophète Isaïe, Dieu invite le peuple à se convertir : « Chercher le Seigneur pendant qu’il se laisse trouver, tournez-vous vers lui alors qu’il est proche » (Is. 55, 6). Y aurait-il un moment où Dieu ne sera plus proche des gens ? Y aurait-il un moment où Dieu ne se laissera plus trouver alors que son amour est infini (Jn. 3, 16) ? Telle est la question que certains d’entre nous pourraient se poser. Ce n’est qu’une façon de dire. Au fond, ce n’est pas Dieu qui s’éloigne de nous, mais c’est nous qui nous éloignons de Dieu. Dans le livre de l’Apocalypse de Saint-Jean, il est écrit : « Me voilà devant la porte et je frappe ; celui qui entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je mangerai avec lui, et lui avec moi » (Ap. 3, 20). Et s’il n’ouvre pas ?
De toute façon, nous savons que Jésus a beaucoup insisté sur la conversion, et qu’il en a parlé à maintes reprises. Il nous suffit de lire les évangiles pour nous en rendre compte : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Mt. 25, 13 ; Mc. 13, 33 ; etc.). Quelqu’un dirait : « Je me convertirai à l’approche du jour de ma mort. » Mais comme nous le rappelle Jésus, nous ne savons ni le jour ni l’heure. On pourrait penser qu’on mourra à quatre-vingt ans. Mais que faut-il dire de ceux qui meurent par accidents de route ? Que dire de certaines maladies qui emportent beaucoup de gens dans un petit espace de temps ? Que dire des catastrophes naturelles qui emportent tant de monde ? Que dire des personnes méchantes ou des fous qui se mettent à fusiller les gens à l’improviste ? Vous sentez vous-mêmes que ce n’est jamais facile de prévoir sa mort pour se convertir un jour avant. Est sage celui qui est toujours préparé. Cherchons donc le Seigneur avant que ça ne soit trop tard.

Laissons-nous guider par Dieu

Les plans de Dieu dépassent de loin les plans des hommes. L’oracle du prophète Isaïe l’affirme de façon très claire : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Is. 55, 8-9). L’esprit humain est petit, fragile et sujet à l’erreur. L’homme ne devrait-il pas être conscient que Dieu a ses projets et que c’est à l’homme de les accueillir et non pas l’inverse ?
Cette vérité est contenue dans l’évangile de ce dimanche qui nous présente le Règne de Dieu comme le maître d’un domaine qui va embaucher des ouvriers pour sa vigne : « Le Royaume de Dieu est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers à sa vigne. » Seuls les premiers sont embauchés avec un contrat précis ; aux autres, il est uniquement certifié qu’ils recevront ce qui est juste. Aux derniers rien n’est précisé, sinon d’aller eux aussi à la vigne. Vient le soir et le moment de rémunérer chacun. Le Maître ménage alors l’effet de surprise en commençant par payer les derniers ouvriers, à qui il donne une pièce d’argent, c’est-à-dire ce qui correspond au salaire d’une journée de travail, pour terminer par ceux qui ont commencé à l’aube, et qui reçoivent eux aussi le même salaire. Un sens naturel de la justice nous porterait à penser que les ouvriers qui ont supporté le poids de toute la journée devraient recevoir plus que ceux qui ont travaillé seulement quelques heures. Mais si nous considérons les choses de plus prêt nous voyons qu’il n’y a aucune injustice dans l’attitude du maître. Celui qui a travaillé toute la journée a reçu ce qui lui avait été promis : « une pièce d’argent ». Du coup, donner le même salaire tant à celui qui a travaillé une heure qu’à celui qui a travaillé onze heures n’est pas injustice mais pure générosité. C’est ce que nous dit l’évangile : « Serait-ce que tu es envieux parce que moi je suis bon ? » (Mt. 20, 16). Par cet évangile, Dieu nous dit qu’il nous aime tous et qu’il veut donner à chacun, non pas selon ses mérites, mais selon son amour. Nous sommes invités à accueillir tous les dons de Dieu en acceptant que nos frères en reçoivent autant.

Notre être et nos avoirs sont des dons de Dieu, vivons dans l’action de grâces

Umushaha wa Yezu

Comme nous venons de le souligner, la thématique des plans de Dieu rejoint celle de la gratuité de son amour qui surpasse de loin les mérites humains. Cet amour parce qu’il est divin est un et ne peut se diviser. C’est la symbolique qu’ont retirée les Pères de l’Église de l’unique pièce d’argent distribuée à chacun. En outre, cet amour a comme finalité la vie de celui à qui il est destiné. En effet, une pièce d’argent était, à l’époque, le minimum qui permettait à une famille de vivre. En donnant cette somme à chacun, le maître manifeste qu’il se montre plus inquiet de la vie de ses ouvriers que de l’application d’une stricte justice distributive. Nous comprenons donc que par cette parabole, Jésus veut nous montrer comment Dieu se soucie de nous. Il est préoccupé par notre vie. Non pas seulement la vie de ce monde, mais aussi la vie future. C’est pourquoi Jésus nous invite toujours à prier en disant : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. » (Mt. 6, 11). Si donc tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons est un don de Dieu, qu’est ce qui nous empêcherait de répondre généreusement à tous ses appels ? Vivons donc dans l’action de grâces. Comment rendre grâces à Dieu ? Il faut répondre à son amour en mettant en pratique ce qu’il nous enseigne et en renforçant nos relations vitales avec Lui, parce qu’il nous dit : « C’est l’amour que je veux, et non les sacrifices. » (Os. 6, 6).

Bon dimanche !


3 commentaires

  1. […] Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire, année A : commentaire […]

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  2. […] la joie devant l’amour et la tendresse de Dieu pour toutes ses créatures. Sans cette conversion (qui est une urgence), nous ne saurons pas accueillir cette vie qu’il nous donne en abondance, malgré nos […]

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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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