IMANA NI NZIZA

Accueil » Méditations » Trente-troisième dimanche du temps ordinaire, année A : commentaire

Trente-troisième dimanche du temps ordinaire, année A : commentaire

Catégories

NOTES AUX VISITEURS

Vous qui visiterez ce blog, vous y trouverez beaucoup de choses qui vous aident à améliorer vos connaissances en matière de vie spirituelle. Nous ne doutons pas que vous en ayez beaucoup d’autres à partager avec nous . Au cas où vous constateriez une erreur (ce qui n’est ni envisagé ni souhaité) vous êtes priés de nous le signaler. Au cas où vous n’en trouveriez aucune, votre contribution reste toujours la bienvenue.

Appelez au numéro qui vous est donné ou écrivez à l’adresse qui vous est indiquée ci-après pour plus d’informations :

Tél: +39.3774566710 ou +25779878480
e-mail: yohani.karabudiyo@gmail.com


LES LECTURES PROPOSÉES POUR LA CÉLÉBRATION DE LA SAINTE MESSE :

  • Proverbes 31, 10-13.19-20.30-31
  • Psaume 127, 1-2.3.4-5
  • 1 Thessaloniciens 5, 1-6
  • Matthieu 25, 14-30

COMMENTAIRE

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Aujourd’hui nous sommes tout joyeux de nous retrouver ici pour écouter la Parole de Dieu et recevoir de lui tous les biens. Rendons-lui grâce pour cet appel, rendons-lui grace pour la vie qu’il nous donne et pour les promesses qu’il nous a faites et qu’il continue de nous faire. Une des manières de lui rendre grâce, c’est de l’écouter attentivement et lui être fidèles. Je vous propose donc la méditation sur ces points :

  • Qui est la femme parfaite, où se trouve-t-elle ?
  • Quels sont les talents que Dieu m’a donnés ?
  • Avoir confiance en Dieu et en soi.

Qui est la femme parfaite, où se trouve-t-elle ?

Dans la première lecture que nous venons d’entendre, on a dit : « Une maitresse femme, qui la trouvera ? Elle a bien plus de prix que les perles ! Elle se confie le cœur de son mari, il ne manque pas d’en tirer profit. Elle fait son bonheur et non son malheur, tous les jours de sa vie (Pr. 31, 10-12). En poursuivant la lecture dans la Bible, on trouve ses qualités, parce que celles-ci sont énumérées. Mais qu’est-ce que le Seigneur nous enseigne en nous parlant de cette femme par la bouche du sage, si nous croyons que l’Écriture Sainte est inspirée ? Veut-il nous enseigner à choisir nos épouses, ou veut-il par là enseigner aussi aux filles à choisir leurs maris en tenant compte de certaines vertus ? Mais nous ne sommes pas tous appelés au mariage ! Toutefois, disons en passant que les époux et les épouses aussi ont le devoir d’être saints et vertueux. Qui est donc cette femme parfaite, ou cette maitresse femme, ou encore cette parfaite maitresse de la maison ? Je pense que nous pouvons trouver la réponse dans la Parole de Dieu elle-même. Dimanche passé, on nous a dit qu’il en sera du Royaume des Cieux comme de dix vierges qui s’en allèrent, munies de leurs lampes, à la rencontre de l’époux (Mt. 25, 1). Nous y avons médité suffisamment, je ne peux pas y revenir maintenant. Disons que la vierge qui va rencontrer son époux, c’est moi, c’est vous, c’est chacun de nous. En lisant la Bible, nous nous rendons compte que Dieu compare son peuple, dont nous faisons partie, à son épouse (Os. 2, 4-25), et même les documents du Magistère de l’Église disent que celle-ci est l’épouse du Christ. C’est nous qui faisons partie de cette famille appelée « Église », nous formons un seul Corps, etc. La femme parfaite, qui fait le bonheur de son mari, c’est donc chacun de nous, ou du moins, nous sommes appelés à être cette femme parfaite, cette maîtresse femme ou cette parfaite maîtresse de la maison. Plus tard, je parlerai de certaines conditions pour être cette femme, mais avant de le faire, permettez-moi de parler des talents que nous venons d’entendre.

Les talents que Dieu nous a donnés

Toute à l’heure je disais que dimanche passé, c’était le tour de la Parabole des dix vierges. Aujourd’hui, il s’agit de la parabole des talents. La logique entre ces deux paraboles est presque la même. Si les vierges vont à la rencontre de l’époux, c’est qu’entre lui et elles il y a un amour. Normalement on ne peut pas épouser celle qu’on n’aime pas. Si on confie quelque chose à quelqu’un pour qu’il le fructifie, c’est qu’on a confiance en lui. Normalement, on a confiance en celui qu’on aime. Au temps de Jésus, un talent correspondait à trente kilos de métal précieux. Si nous appliquons cela à nous, nous dirons tout simplement qu’il nous a été confié quelque chose de précieux, car ici ce n’est qu’une parabole. Qu’est-ce que Dieu nous enseigne dans cette parabole ? C’est comme s’il nous disait : « mes chers amis, je voudrais que notre relation soit régie par l’amour comme celui qui est normalement entre les époux et leurs épouses ; si ce n’est pas cela, qu’il y ait au moins une fidélité entre vous et moi, comme celle qui est entre les serviteurs honnêtes et leurs maîtres. C’est pourquoi je donne à chacun selon ses capacités ». Ayant agi ainsi, qu’est-ce que nous voyons ? Parmi les serviteurs, il y en deux qui ont fructifié leurs talents. Un d’eux n’a rien fait. Pourquoi ? Parce qu’il s’était fait une mauvaise image de son maître. « Seigneur, disait-il, j’ai appris à te connaitre pour un homme âpre au gain : tu moissonnes où tu n’as point semé, et tu ramasses où tu n’a rien répandu. » (Mt. 25, 24). « J’ai donc pris peur… » (Mt. 25, 25). Voyez-vous donc comment il s’était fait une mauvaise image de son maître ? Le maître avait donné « à chacun selon ses capacités », mais le serviteur dit qu’il moissonne où il n’a point semé, et qu’il ramasse où il n’a rien répandu ! Pour lui, c’est seulement  un homme dur.
Vous allez peut-être me demander si cela nous concerne. Bien-sûr, cela nous concerne. Les talents que nous avons reçus, c’est d’abord la vie. C’est ensuite tous les dons de la grâce et c’est tous les charismes que nous avons, c’est tous les biens spirituels et matériels que nous avons dans l’Église et sur la terre. Comme nous ne sommes pas identiques, nous ne pouvons pas faire la même chose dans notre vie, mais chacun peut faire du bien. Pourquoi ne pas se mettre au service du peuple de Dieu ? Nous le devrions faire pour être appelés « serviteurs bons et fidèles », c’est-à-dire sur qui on peut compter. Voyons donc ce qu’il faut faire pour être serviteurs bon et fidèles.

Avoir confiance en Dieu et en soi-même

Umushaha wa Yezu

Après s’être fait une mauvaise image de son maître, le serviteur n’a rien fait. Cela peut nous arriver nous aussi. Au lieu de reconnaître nos qualités, nous nous mettons à admirer seulement celles des autres, et nous avons peur d’agir, de dire, de nous engager. Il faut avoir confiance en nous-mêmes, il faut penser que nous sommes capables de quelque chose. C’est vrai, il y a des personnes qui sont plus charismatiques que nous. Mais cela ne doit pas nous faire peur, car Celui qui nous as créés et qui nous a choisis a fait tout cela par amour. Vous arrive-t-il de ne pas reconnaître les efforts de ceux que vous aimez ? Vous arrive-t-il de ne pas avoir pitié des faiblesses de ceux que vous aimez ? Il me semble qu’il n’en est pas ainsi. Pourquoi alors redouter Dieu ? Pourquoi ne pas penser qu’il nous comprend ? Pourquoi voir seulement en lui quelqu’un qui est là pour nous surveiller et nous punir, toujours insatisfait de nos efforts ? Il faut oser faire quelque chose. Il faut oser s’engager.
Il nous arrive de ne pas voir les richesses matériels et spirituels que nous avons, et nous pensons toujours que nous ne pouvons rien faire, que les autres le feront. Là aussi nous nous trompons. Dieu ne nous demande pas de faire ce que nous ne pouvons pas, il nous demande de faire chacun ce qu’il peut. Vous souvenez-vous de la veuve que Jésus a louée en disant qu’elle a donné plus que tous, alors que numériquement elle avait donné peu ? (Mc. 12, 43). Nous aussi, nous devons penser que Dieu regarde le cœur avec lequel nous agissons. C’est pourquoi il dit qu’à celui qui a, l’on donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera ce qu’il a (Mt. 25, 29). Mais qu’est-ce qu’il a, qu’est-ce qu’il n’a pas ? Sainte Thérèse de Lisieux disait que tout est grâce. Qu’est-ce qu’il a alors ? Il a la confiance en Dieu. Il sait que Dieu l’aime et le comprend, c’est pourquoi il n’a pas peur de s’engager. Il s’engage dans la relation d’amour total avec Dieu et s’engage à aimer tous les enfants de Dieu. Même s’il est faible, il aura l’occasion de parler avec Dieu, c’est-à-dire de prier, de le supplier. Et Dieu, comme il l’aime infiniment, il lui donnera tout ce dont il a besoin dans la vie présente et dans la vie future, i pourra faire même ce qu’il ne pourrait pas faire naturellement,  il aura le surplus. Mais celui qui n’a pas cette confiance en Dieu, qui est là pour se plaindre contre Dieu jour et nuit, qui est toujours là pour blasphémer, il n’a rien, car il ne le suppliera même pas, il s’enfermera dans sa misère, parce qu’il a une mauvaise image de Dieu qu’il ne voudrait même pas voir intervenir dans sa vie.
Chers frères et sœurs, ayons confiance en Dieu, reconnaissons aussi ce qu’il nous a donné, fructifions-le aidés toujours par Lui, prions les uns pour les autres.

Bon dimanche !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

Nos publications

%d blogueurs aiment cette page :