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Vingt et unième dimanche du temps ordinaire, année B : commentaire

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LES LECTURES :

  • Josué 24, 1-2a. 15-17. 18b
  • Psaume 33 (34) 2-3, 16-17, 18-19, 20-21, 22-23
  • Éphésiens 5, 21-32
  • Jean 6, 60-69

COMMENTAIRE

Chers frères et sœurs,
Il me semble que la première lecture nous invite à choisir entre servir Dieu ou les idoles, et que l’évangile nous invite à choisir entre écouter et suivre Jésus ou pas. Partout, il m’a semblé qu’il faut choisir. Dans la première lecture, Josué dit aux Israélites : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. » (Jos. 24, 15). Pourquoi parle-t-il ainsi aux Israélites ? Dans le passage que nous n’avons pas lu aujourd’hui, il leur a rappelé tout ce que le Seigneur a fait à leurs pères et à eux, en commençant par la sortie d’Égypte. Lisant la Bible, nous savons qu’après que le Seigneur eut fait sortir les Israélites du pays d’Égypte, le peuple n’a cessé de servir les idoles, alors qu’il avait la puissance du Seigneur. Par exemple, dans le livre de l’Exode, on nous dit d’abord que le Seigneur fit avec eux une alliance tout en donnant les conditions pour que cette alliance fût stable (Ex. 20-31), mais qu’après le peuple a été infidèle a adoré une idole (Ex. 32, 1-6). Cela se répétait de temps en temps au temps de Moïse. Voilà pourquoi aujourd’hui, Josué doit leur rappeler tout ce que le Seigneur leur a fait, afin qu’ils gardent l’alliance qu’ils vont conclure solennellement à Sichem, après quoi il leur dit : « choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. » (Jos. 24, 15). Ils ont bien choisi en disant : « Loin de nous la pensée d’abandonner le Seigneur, et de servir d’autres dieux. » (Jos. 24, 16).

Isakaramentu ryeranda

Chers frères et sœurs, cette parole nous concerne aujourd’hui. À chacun de nous, Dieu a fait des merveilles. Peut-être nous nous en souvenons ou pas. Si nous ne nous souvenons de rien, nous sommes invités à relire notre histoire. Si nous nous en souvenons, tant mieux ! Posons-nous donc cette question : est-ce que je me souviens que Dieu est avec moi et qu’il est à l’œuvre dans ma vie ? Y a-t-il une idole qui occupe mon cœur jusqu’à m’empêcher de consacrer, ne fut-ce qu’une heure à mon Dieu ? Laquelle ? Est-ce mon emploi, un ami, l’argent, le pouvoir, les autres richesses, mon téléphone, la télévision, le Journal, la lecture des livres, etc. ? Essayons d’être sincères, nous en trouverons. Comme vous le constatez à partir de notre vie courante, vivre dans le mensonge avec nos amis, cela ne nous plaît pas. Nous aimerions que nous amis nous disent la vérité tout le temps, savoir quand ils sont contents ou pas, ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, s’ils sont d’accords avec nous quand nous nous exprimons ou pas, etc. Personne n’accepte d’être trompé. C’est la même chose dans nos rapports avec Dieu : Il veut que nous soyons sincères : nous l’aimons ou nous ne l’aimons pas, nous le servons ou nous ne le servons pas, il faut choisir. « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. » (Jos. 24, 15).
La même logique du choix se retrouve dans l’évangile que nous avons entendu. Jésus demande à ses apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jn. 6, 67). Il a déjà dit qu’il est le pain vivant descendu du ciel (Jn. 6, 35) et les Juifs ont murmuré contre lui (Jn. 6, 41). Il a ajouté qu’on doit manger sa chair et boire son sang pour vivre, ils ont discuté entre eux en disant : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » (Jn. 6, 52). Aujourd’hui, il n’est plus question de murmurer ou de discuter. Ce n’est pas non plus les Juifs[1] seulement qui éprouvent des difficultés à l’écouter.  Pour la majorité de ses disciples, ce discours est intolérable, il ne faut plus l’écouter, il faut l’abandonner. C’est le moment du choix. Mais qui pourra rester avec Jésus ? Seul celui qui a la foi. Dimanche passé, nous avons dit que pour pouvoir manger la chair du Seigneur et boire son sang, il faut avoir la foi. C’est la même réponse que nous retrouvons aujourd’hui, et elle nous est donnée par Pierre et les autres Apôtres : « Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » (Jn. 6, 69). C’est cette foi qui les pousse à affirmer qu’ils ne peuvent aller à quelqu’un d’autre, parce que c’est Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. C’est pourquoi nous aussi, animés par la même foi, nous chantons pour Dieu en disant : « Sans te voir, nous t’aimons ; sans te voir, nous croyons, et nous exultons de joie, Seigneur, sûrs que tu nous sauves, nous croyons en toi. »
Pourquoi tant de personnes se tournent-elles vers les idoles ? C’est parce que leur foi, si elles en ont, est chancelante : on ne croit pas aux promesses de Dieu, on pense que ce qu’il dit n’est pas possible, et cela parce qu’on n’a pas pu élever son esprit, parce qu’on s’est limité aux perceptions de la chair. On se tourne vers une idole parce qu’elle est visible, palpable, etc. Vous voyez donc que nos deux lectures se rencontrent : il faut choisir Dieu.
Les disciples qui ont abandonné Jésus, ce n’est pas pour la première fois qu’ils l’entendaient parler. Ce n’est pas non  plus pour la première fois qu’ils le voyaient accomplir des miracles. Que cela nous pousse à nous poser cette question : moi aussi ce n’est pas pour la première fois que j’entends la parole de Dieu ; ce n’est pas pour la première fois que je viens à l’église, je suis baptisé, j’ai reçu d’autres sacrements, il y a plusieurs années… Si Jésus me demandait : « veux-tu t’en aller toi aussi ? », que lui répondrais-je ? Ne serais-je pas de ceux qui disent que ses paroles sont incompréhensibles, qu’on ne peut pas les mettre en pratique, qu’elles sont réservées à certaines personnes que j’appelle « mystiques » ou « charismatiques », qu’elles sont hors du commun des mortels, ou que ce sont « les choses que disent les prêtres », etc. ?
À chacun de nous de trouver la réponse qui lui est propre. Prions les uns pour les autres.

Je vous souhaite Bon Dimanche !

NOTES ET RÉFÉRENCES

[1] Pour comprendre ce que nous entendons quand nous disons : « les Juifs », il faut lire notre commentaire du dix-neuvième dimanche du temps ordinaire, année B.


Un commentaire

  1. […] Vingt et unième dimanche du temps ordinaire, année B : commentaire […]

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Le Symbole de Nicée-Constantinople

Πιστεύμεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. καὶ εἰς ἕνα κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τον υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο· τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου καὶ παθόντα καὶ ταφέντα καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρός, καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς· οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος. Καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἁγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἕν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν, προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.

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