IMANA NI NZIZA

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Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire, année B : commentaire

LES LECTURES :

  • Isaïe 35, 4-7a
  • Psaume 145 (146) 7, 8-9a, 9bc-10
  • Jacques 2, 1-5
  • Marc 7, 31-37

COMMENTAIRE

Umushaha wa Yezu

Chers frères et sœurs,
La première lecture et l’évangile nous parlent des bienfaits dont Dieu a comblé son peuple. La première lecture parle des promesses de Dieu à son peuple tandis que l’évangile parle de la réalisation de ces promesses. Avant de parler de l’ouverture des yeux des aveugles et des oreilles des sourds (Is. 35, 5), et avant de dire que le boiteux sautera comme un cerf et que la langue du muet éclatera de joie (Is. 35, 6), le prophète dit d’abord : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point… » (Is. 35, 4). Qui sont ceux dont le cœur est troublé ? Pourquoi ont-ils le cœur troublé ? C’est d’abord le peuple d’Israël et ensuite c’est nous, le Nouvel Israël. Le prophète parlait à un peuple exilé, découragé, qui doute que le Seigneur puisse le sauver. Ils étaient déportés à Babylone, ils vivaient loin de leur patrie, ça faisait plus ou moins cinquante ans, dit-on. Voilà donc ceux qui ont le cœur troublé, voilà ceux à qui s’adressait le prophète. Il leur dit encore : « Voici votre Dieu, la vengeance viendra, […], il viendra lui-même, et vous sauvera. » (Is. 35, 4). Quoi donc ? La vengeance viendra ? Le mot « vengeance » peut nous étonner. Il faut le bien comprendre. Aurait-t-il, dans la Bible,  le même sens qu’il a dans notre langage courant ? D’après certains dictionnaires, la vengeance est la peine causée à l’offenseur pour la satisfaction personnelle de l’offensé, et, par extension, le désir de se venger. « Œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meutrissure pour meutrissure »  (Ex. 24-25). En quoi consiste cette vengeance qui est sur le point d’arriver ? Consisterait-elle dans les peines à infliger au pays de Babylone pour avoir déporté les Israélites ? Dieu voudrait-il éliminer le peuple de Babylone ? Même si nous voyons quelquefois des gestes de ce genre dans la Bible de la part de Dieu, il me semble que Dieu n’agit pas toujours ainsi. D’ailleurs, son Fils a dit que cela ne doit pas se faire ! (Mt. 5, 38-41). En quoi consiste donc la vengeance dont il est question ici ? C’est le salut de son peuple. En effet, au temps du prophète Isaïe, on a déjà compris que Dieu aime tous les êtres humains, les bons et les méchants, tout en haïssant le mal, le péché. Nous pouvons bien voir cela dans le livre d’Ézéchiel, où Dieu dit : « Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Éz. 18, 23). Le Seigneur se venge donc en sauvant son peuple, parce que le mal qui opprime le cœur de son peuple est contraire à sa gloire et à son amour. Il ne s’agit pas du faire du mal à certaines personnes ou de les éliminer, mais il s’agit de sauver ceux qui sont opprimés et leurs oppresseurs. Les premiers sont sauvés de l’oppression et les seconds du mal qui habite leur cœur.
D’une part, le peuple qui était déporté, allait retourner dans sa patrie, et cela constitue une joie inexprimable, comme celle qu’éprouve une personne qui recouvre la vue alors qu’elle était aveugle, comme celle qu’éprouve une personne qui parle alors qu’avant elle ne le pouvait pas, comme celle qu’éprouve une personne qui recouvre la santé alors qu’elle était malade, etc. D’autre part, les oppresseurs de ce peuple n’allaient pas être contents du fait qu’il retourne dans sa patrie, mais ce serait toujours un moyen de guérison. En effet, c’est comme certains des médicaments que nous prenons quand nous sommes malades : ils sont amers, après les avoir pris comme il faut, on est guéri de sa maladie.
Chers frères et sœurs, je disais cela pour le peuple d’Israël, mais nous savons que la Parole de Dieu est adressée à tous les peuples, et à tous les âges. La question est de savoir si actuellement, il y a des personnes dont le cœur est troublé, qui ont besoin de reprendre le courage. À mon avis, elles sont nombreuses, et nous-mêmes nous sommes du nombre. Qui n’a pas besoin d’être consolé par Dieu ? Qui n’a pas besoin d’être sauvé par Dieu ? Peut-être quelqu’un dira qu’il n’en a pas besoin. Est-ce vrai pour autant ? Nous vivons beaucoup de situations qui nous humilient, qui nous font mal au cœur : les guerres, les injustices, les diverses intempéries, la faim, les maladies incurables, et même les péchés qui nous séparent de Dieu et de nos frères humains, faisant aussi que nous ayons toujours peur de mourir parce que nous n’espérons plus entrer dans la vie éternelle, etc. Dans tout cela, nous avons besoin de Dieu pour qu’il nous montre le chemin à prendre et pour qu’il nous accorde son pardon, ainsi nous pouvons vivre.
Comme il savait que tous les êtres humains, et de tous les âges, ont besoin de lui, Dieu lui-même, en son Fils Jésus-Christ, est venu nous sauver. Sur la terre, Jésus-Christ a réalisé toutes les promesses de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, l’évangile nous a montré que ce qui avait été dit par le prophète Isaïe a été réalisé par Jésus, en nous donnant l’exemple de la guérison d’une personne qui était sourde et qui avait des difficultés à parler. « Aussitôt ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia, et il parla très bien. » (Mc. 7, 35). Imaginez-vous la joie qu’a éprouvée cette personne-là ! Et tous, extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » (Mc. 7, 37). Par Jésus, celui qui n’est pas capable de voir, peut voir ; celui qui n’entendais pas, peut entendre ; celui qui ne marchait pas, peut marcher ; et même les morts ressuscitent ! (Mt. 11, 5). Ce que Jésus faisait concernant les organes du corps, c’étaient des signes. En effet, il n’est pas venu sauver l’homme seulement dans son aspect corporel, mais il est venu sauver tout homme et tout l’homme. Cela signifie que même les biens spirituels nous ont été donnés en lui, et même la vie éternelle (Jn. 3, 15). Sur ce point, nous revenons à notre question : qui n’a pas besoin de Dieu ? Personne.
Après avoir reçu tous ces biens que Dieu nous a promis et qu’il nous donne, la deuxième lecture nous invite à faire la même chose à nos frères humains. En nous invitant à accueillir les pauvres, il nous invite à entrer dans la logique de Jésus qui dit qu’il est venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. (Lc. 4, 18). Nous ne pouvons pas leur annoncer la Bonne Nouvelle autrement qu’en les aimant et en les accueillant. Entrons donc dans cette logique, demandons à Jésus d’ouvrir nos yeux, nos oreilles, et notre bouche pour que nous puissions toujours voir ce qu’il veut de nous,  que nous ne soyons pas sourds aux appels et aux souffrances de nos frères humains, et que nous ne restions pas muets quand il faut annoncer la Parole de Dieu ou dénoncer les injustices de ce monde.

Je vous souhaite Bon Dimanche !

Ventiduesima domenica del tempo ordinario, anno B: il commento

LE LETTURE:

  • Deuteronomio 4,1-2.6-8
  • Salmo 14 (15) 2-3a.3bc-4ab.4d-5
  • Giacomo 1,17-18.21b-22.27
  • Marco 7,1-8.14-15.21-23

IL COMMENTO

Cari fratelli e sorelle,

Oggi siamo invitati a riflettere su ciò che ci rende puri o impuri. Ciò che ci rende impuri è ovviamente il peccato. Ciò che ci rende puri è l’osservanza dei comandamenti di Dio, non una osservanza esterna, ma una osservanza nella sincerità del cuore.

Umushaha wa Yezu

Dalla prima lettura, abbiamo sentito che Mosè dice agli Israeliti: “Non aggiungerete nulla a ciò che io vi comando e non toglierete nulla; ma osserverete i comandi del Signore, vostro Dio, che io vi prescrivo.” (Dt. 4,2). Qui si tratta dell’osservanza della Legge per vivere ed entrare nella Terra Promessa. Non dimentichiamo questo: stiamo leggendo il libro del Deuteronomio, il quale ricapitola tutti gli insegnamenti della Legge. Anche se abbiamo appena detto che si tratta dell’osservanza della Legge per vivere ed entrare nella Terra Promessa, non è soltanto questo. Infatti, si tratta anche di essere puro o no. Cogliamo questo quando leggiamo il vangelo che abbiamo sentito. Ma anche prima della venuta di Gesù per parlare della purezza, già il libro del Levitico ne parla. Ad esempio, a proposito degli animali da mangiare, sta scritto così: “Potrete mangiare di ogni quadrupede che ha l’unghia bipartita, divisa da una fessura, e che rumina. Ma fra i ruminanti e gli animali che hanno l’unghia divisa, non mangerete i seguenti:…” (Lv. 11,3-4) e danno l’elenco di questi. Ma questa era una pedagogia divina perché gli uomini sapessero che c’è qualcosa da rispettare… Che cosa dobbiamo dire allora del rito di lavarsi le mani? L’evangelista Marco ci ha ben spiegato che si tratta della tradizione degli antichi: “i farisei infatti e tutti i Giudei non mangiano se non si sono lavati accuratamente le mani, attenendosi alla tradizione degli antichi e, tornando dal mercato, non mangiano senza aver fatto le abluzioni, e osservano molte altre cose per tradizione…” (Mc. 7,3-4). A questo punto, ci rendiamo conto che la tradizione ha aumentato tante cose alla Legge. Le regole da seguire e le interdizioni, così come erano insegnate dai farisei, erano in tutto 613 al tempo di Gesù. Ecco perché Gésù dice loro così: “Trascurando il commandamento di Dio, voi osservate la tradizione degli uomini.” (Mc. 7,8). La risposta di Gesù ai farisei suscita almeno due domande: qual è il commandamento di Dio che i farisei hanno trascurato per osservare la tradizione degli antichi? Questa è la prima domanda. La seconda viene dal fatto che, citando il profeta Isaia, Gesù dice: “Questo popolo mi onora con le labbra, ma il suo cuore è lontano da me.” (Mc. 7,6). Forse questo vuole dire che i farisei e gli scribi erano lontano da Dio? Che cosa si può fare per non rimanere lontano da Dio?

Vediamo prima cosa fanno i farisei e gli scribi, poi vedremo che cosa dobbiamo fare.

I farisei costituivano una sorta di partito religioso che vuole essere santo ad ogni costo. Non è un gruppo automaticamente ipocrita anche se Gesù li rimprovera tante volte volendo richiamarli alla santità. Al contrario, era un gruppo di persone che, per rimanere fedeli alla legge dei loro antenati, tengono ad osservarla scrupolosamente fino al minimo dettaglio. I precetti da osservare essendo diventati numerosi, inducevano spesso all’osservanza esterna: “devo fare questo, non devo fare quello!”; “ho dimenticato di fare questo e quell’ altro, lo devo assolutamente fare, devo trovare il tempo di farlo a tutti i costi, qualunque siano le circostanze…” Facendo così, si ritrovavano spesso ad aver trascurato le opere di carità, eseguendo semplicemente tanti riti religiosi. L’esempio che ci viene dato è quello della parabola del Buon Samaritano (Lc. 10,25-37). Il comandamento trascurato da farisei e scribi è dunque quello dell’amore: bisogna prima concentrare l’attenzione sull’amore di Dio e del prossimo. Alla fine, Gesù non è contro l’igiene come si potrebbe pensare. Non si tratta dell’igiene, ma si tratta della pratica religiosa. Gesù approfitta semplicemente dell’occasione per dare un insegnamento. Indicando ciò che rende l’uomo impuro, Gesù insiste sull’attitudine interiore, quella del cuore di ciascuno. Non ci vuole una osservanza esterna, ma un cuore che ama.
Cosa dobbiamo fare per non essere come farisei e scribi, i quali vengono rimproverati da Gesù? Bisogna evitare tutte queste cose che egli ha elencato dicendo che esse escono dal cuore dell’uomo: impurità, furti, omicidi, adulteri, avidità, malvagità, inganno, dissolutezza, invidia, calunnia, superbia, stoltezza (Mc. 7,21-22). Per noi dunque, non basta dire: “Io vado alla messa tutti i giorni, prego il rosario tutti i giorni, mi sono consacrato a Dio in un Istituto religioso o in una Comunità di vita apostolica, sono membro di azione cattolica o membro di un gruppo d’apostolato, sono stato battezzato, ho ricevuto la cresima, ecc.” Se faremo tutto questo senza evitare quei vizi elecanti da Gesù oppure se faremo bene tutto ma senza amore, volendo semplicemente fare una bella figura, saremo ancora lontano da Dio.
Ora, fratelli e sorelle, ognuno conosce la propria vita, facciamo un esame di coscienza serio. Che cosa dobbiamo domandare a Dio? Che ci aiuti ad avvicinarsi da Lui nella sincerità del cuore. Preghiamo gli uni per gli altri.

Vi auguro Buona Domenica!

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